Présentation et historique

Les relations bilatérales sont modestes. Asmara apprécie que nous ayons, pendant le conflit de 1998, maintenu une relation équilibrée entre l’Érythrée et l’Éthiopie.
Les relations sont plus difficiles depuis le différend avec Djibouti.

Actuellement, le gouvernement érythréen condamne les décisions du Conseil de Sécurité des Nations unies, donc indirectement la France.

Les projets de développement soutenus par la coopération française en Érythrée

Deux projets de développement ont été soutenus par la coopération française en Érythrée :

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Four à bois dans la ville de Debub

Dans la région Debub (100 km au sud d’Asmara), 750 femmes chefs de famille ont été équipées d’un nouveau type de four à bois permettant de réduire la consommation de bois de 70 %.

Outre les effets positifs sur la déforestation, ce projet permettra d’améliorer la scolarisation des jeunes filles à qui est traditionnellement dévolue la tâche du ramassage du bois. Le projet est mené par l’ONG Vita.

Dans la région de Keren (120 km au nord-est d’Asmara), 290 femmes engagées dans de nouvelles activités économiques génératrices de revenus (élevage, production textile) ont bénéficié d’un soutien en formation et de microcrédits. Le projet est mené par l’évêché catholique de Keren.

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Groupe de femmes engagées dans le programme
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Femmes en formation
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Centre pour la promotion des femmes dans la ville de Keren

L’action humanitaire et l’aide au développement

L’aide humanitaire en Érythrée

Il est très difficile de venir en aide à l’Érythrée par la voie humanitaire. Son gouvernement a en effet comme politique officielle de n’accepter aucune aide extérieure. Il balise le champ d’action humanitaire des ONG et agences de l’ONU présentes dans le pays. Depuis le début de l’année 2011, seuls les projets traitant de la santé, l’assainissement et l’approvisionnement en eau sont acceptés par le gouvernement. Parmi les rares organisations humanitaires encore présentes en Érythrée, plusieurs ont fermé. Ainsi, Oxfam a arrêté ses activités au 31 décembre 2011.

L’aide française à l’Érythrée

L’Érythrée appartient depuis 2000 à la Zone de solidarité prioritaire (ZSP). Le Fonds d’Urgence Humanitaire a débloqué fin 2002 une contribution de 300000 euros pour permettre au PAM de mettre en place une aide alimentaire pour 2003. Une autre aide alimentaire de 500000 € a été débloquée en 2005.

Après avoir été présente (remise en état de l’aéroport d’Asmara, réhabilitation du système d’adduction d’eau potable d’Asmara, appui au secteur de la pêche), l’Agence française de développement a progressivement cessé ses activités en Érythrée.

Par la voie de l’Union Européenne et de sa Délégation à Asmara, la France participe à plusieurs projets d’aide au développement, notamment au sujet de la sécurité alimentaire. La Délégation a ainsi développé des systèmes d’irrigation et construit des micro-barrages pour aider les agriculteurs et éleveurs du pays.

La coopération universitaire Française

Française

Aucune coopération régulière avec une institution française.

Accord signé le 21/07/2005 entre l’INALCO (Paris) et l’université d’Asmara pour l’enseignement des langues d’Érythrée (jamais mis en vigueur).
Coopération entre le laboratoire LLACAN du CNRS (Ivry-sur Seine) et le ministère érythréen de l’éducation dans le domaine linguistique (2004-2007).

D’autres pays, notamment européens

Chaque institution du supérieur dispose de coopérations diverses et variées avec d’autres pays, et notamment européens.

  • Eritrean Institute of technology avec la Norvège ;
  • Hamelmallo Agricultural College avec l’Inde et l’Australie ;
  • College of Health Sciences avec Florence et l’Université de Dandy en Grande- Bretagne ;
  • Orotta School of Medicine avec Cuba et les États-Unis.

Cette liste n’est pas exhaustive.

Orientation à donner à la coopération universitaire franco-érythréenne

Il a existé une coopération technique d’enseignement du français au sein de l’université d’Asmara lorsqu’elle fonctionnait encore, mais celle-ci a dû s’arrêter faute de volonté des autorités de poursuivre ce travail et faute d’institution clairement identifiée au sein de laquelle la France pourrait jouer un rôle.

La coopération culturelle

L’Alliance française d’Asmara (entre 500 et 1 000 étudiants), ouverte en 1993, est le principal acteur culturel en Érythrée. En plus des cours de français, de dessin et de gravure, elle organise de nombreux événements culturels, expositions et concerts principalement.

Les relations commerciales

Les relations commerciales avec l’Érythrée sont assez faibles.

L’Agence Française pour le Développement (AFD) n’est aujourd’hui plus présente en Érythrée et la représentation française ne dispose pas de mission économique.

La coopération décentralisée

Deux projets de coopération décentralisée ont pu être recensés entre l’Érythrée et des villes françaises :

  • la création d’une école de musique à Asmara en partenariat avec la ville de Nevers, dans la Nièvre. Ce projet, lancé en 2006, est pour l’instant en sommeil ;
  • un partenariat médical entre l’hôpital de Halibet et de la ville de Wissembourg, dans le Bas-Rhin. Ce projet, lancé en 2005 n’a pas abouti.
Dernière mise à jour le : 14 mai 2018
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