Situation économique

En dépit d’une forte croissance économique, l’Erythrée demeure l’un des pays les plus pauvres du monde. Les deux guerres contre l’Ethiopie ont eu un effet dévastateur sur l’économie nationale, et la gestion économique autarcique du régime n’a pas permis à l’Erythrée de se relever économiquement du conflit de 1998-2000.
Les autorités rejettent par principe l’aide au développement, qui n’est pourtant pas superflue dans ce pays où la malnutrition touchait en 2007 encore 65% de la population. Loin d’être auto-suffisante, l’économie érythréenne est largement dépendante des envois de fonds par la diaspora, ainsi que des investissements étrangers, rares mais indispensables à l’économie nationale.

Depuis 2002, la situation économique se dégrade. La tension persistante avec l’Ethiopie et l’insécurité juridique découragent l’investissement (l’Erythrée est classée 182ème/185 dans le rapport Doing Business 2013), les pénuries sont fréquentes (nourriture, hydrocarbures, soins médicaux...) et entrainent inflation et développement du marché noir.
Ce sont, à la fin, les conditions de vie des érythréens qui pâtissent des carences de l’économie nationale.

Le regain de croissance que l’on observe depuis 2011 s’explique par le début de l’exploitation des mines d’or, de zinc et de potasse. L’exploitation d’une première mine, Bisha, a commencé en février 2011 et une vingtaine d’autres compagnies liées au secteur minier sont établies sur le sol érythréen.
Le taux de croissance en 2011 est l’un des plus élevés du continent et pourrait continuer d’augmenter ces prochaines années grâce aux revenus générés par cette industrie.

Dernière modification : 06/12/2012

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